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La légende de Notre Dame du Suc Brissac Herault

Au sommet de la montagne, se trouve une mare antique appelée "la Signora", mot qui veut dire dame ou demoiselle, cette dernière dénomination étant synonyme de fée ou druidesse.

Il est donc permis de penser que le culte pur et sacré de la Mère de Dieu a remplacé, en ce lieu, le culte superstitieux des vierges druidiques. Les premiers apôtres de la contrée, pour déraciner la superstition tenace, n'ont fait que substituer la Vierge Marie aux antique Vellidas de la Région. A moins que la petite statue découverte par le Pâtre de Fours ne soit une image de la « Virginis pariturae » des Gaulois et déjà honorée, avant la naissance du Christ, par les Duides eux-mêmes !

C'est à la légende et non à l'histoire qu'appartient cette allusion.

Si nous parlons des druides cévenols et de leur culte possible à la « Virginis pariturae » c'est que l'évocation de leur souvenir nous rappelle que les sentiments des vieux Gaulois les prédisposaient à recevoir avec ferveur la religion de Jésus-Christ, né de la Vierge Marie.

Car à la fin du VIIIe siècle sous le règne de Charlemagne, c'est un jeune bouvier qui menant paître son troupeau sur le versant méridional de la Séranne, découvrit l'image miraculeuse. Un des bœufs confiés à sa garde allait tous les jours, s'accroupir devant les ruines d'un dolmen que recouvraient des touffes de buis et de chênes verts. Il s'y tenait à genoux, dans l'attitude de la prière. Chassé de cet endroit, l'animal ne s'en éloignait qu'à regret et y revenait aussitôt. Frappé de la singularité du fait, et docile à un avertissement intérieur, le bouvier s'approche et aperçoit, en écartant les arbustes, une blanche madone portant sur son bras l'Enfant-Jésus. L'heureux berger à qui la tradition donne le nom de Jacques prend la miraculeuse image et la porte à ses maîtres, lesquels la remettent pieusement aux bénédictins de Brissac.

On bâtit alors une chapelle en un lieu verdoyant, sur la rive droite de l'Hérault, pour y abriter la statue ; mais, celle-ci abandonne l'autel qu'on veut lui imposer pour venir reprendre sa place première, au milieu des garrigues, sur la roche du Suc. Deux nouvelles tentatives aboutissent au même résultat. La Vierge manifestait clairement qu'elle désirait sa chapelle et son autel sur l'antique dolmen en un lieu austère et pénible d'accès. C'est alors qu'une modeste église s’éleva à l'endroit même de l’invention miraculeuse. La statue de Marie se dresse encore sur ce rocher poli depuis douze cents ans par les baisers des Pèlerins (légende commune à de nombreux pèlerinages).

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